Alors que le Parlement européen en session plénière mercredi 7 octobre a réitéré son appel pour un budget européen 2028-2034 ambitieux (cf. communiqué de presse ici), l’Irlande, qui exerce la présidence tournante du Conseil de l’UE, a présenté samedi 10 octobre un projet de budget européen pour la période 2028-2034 (cf. document ici) réduit d’environ 140 milliards d’euros (soit 8%) par rapport à la proposition initiale de la Commission européenne de juillet 2025 alors que le projet de position de négociation de la présidence chypriote du Conseil proposait une réduction de 2% par rapport à la proposition de la Commission.
Les économies proposées dans la proposition de compromis irlandais portent principalement sur le programme d’aide au développement “Europe dans le monde”, les dépenses administratives, ou encore le nouveau fonds dédié à la compétitivité.
Le détail des propositions par grande catégorie peut être étudié ci-dessous.
Si le compromis proposé par la présidence irlandaise préserve le budget alloué à la politique de cohésion, à la PAC ou à Interreg, des préconisations sont confirmées
“Au moins 14 % du montant global du Fonds, y compris les plans de partenariat nationaux et régionaux, hors montants minimaux destinés aux interventions de soutien aux revenus au titre de la PAC et aux interventions au titre de la PCP, ainsi que le financement au titre du Fonds social pour le climat, seront consacrés à la réalisation des objectifs sociaux de l’Union“
ou
“Au moins 10 % du montant global au titre des plans de partenariat nationaux et régionaux, hors montants minimaux destinés aux interventions au titre de la politique agricole commune et de la politique commune de la pêche ainsi qu’aux financements au titre du Fonds social pour le climat, seront consacrés aux zones rurales“
mais des changements sont proposés.
Pour donner un exemple, le plafonnement des aides de la PAC à 300 000 € deviendrait optionnel
“Un plafonnement de l’aide annuelle totale au revenu liée à la superficie pour les grands bénéficiaires [sur une base volontaire] sera introduit au niveau de 300 000 euros”.
Autre évolution : “Pour les catastrophes naturelles et les crises sanitaires se situant en deçà des seuils d’intervention du
programme «Solidarité de l’UE», ainsi que pour toutes les autres crises, y compris les aides d’urgence versées aux agriculteurs et les crises dans le domaine des affaires intérieures, les États membres peuvent affecter leur enveloppe de flexibilité afin de faire face aux conséquences de la crise”. Il n’y aurait donc pas d’enveloppe dédiée.
Prochaines étapes
Le sujet sera à l’ordre du jour de la prochaine réunion “affaires générales” du Conseil de l’UE et du Conseil européen des 15 et 16 Octobre prochains. A suivre!