« Aucun pays ni aucune région du monde n’ont été épargnés par les retombées de la COVID-19. Le virus exacerbe les inégalités existantes et a un effet disproportionné sur les réfugiés, les personnes déplacées dans leur propre pays, les migrants vulnérables et les apatrides. Nous devons tous redoubler d’efforts. Alors que, dans l’Union européenne, des campagnes de vaccination sont en cours, l’Union s’emploie à garantir l’accès universel aux vaccins contre la COVID-19, en particulier par l’intermédiaire du dispositif COVAX.

À travers le monde, 86 % des réfugiés* sont hébergés dans des pays en développement, qui sont également confrontés à de graves difficultés en raison de la pandémie. En dépit de ces difficultés, la pandémie nous a également rassemblés. Nous avons vu d’innombrables exemples de réfugiés et de leurs communautés d’accueil unissant et intensifiant leurs efforts dans les moments les plus difficiles, ce qui montre une fois encore l’énorme potentiel des réfugiés à prospérer dans leurs nouveaux foyers, lorsqu’ils bénéficient d’un soutien suffisant.

Il est de notre responsabilité de soutenir les réfugiés ainsi que les pays d’accueil dans ce contexte difficile. Nous contribuons à répondre aux besoins fondamentaux des populations et à favoriser l’inclusion sociale par l’accès à l’éducation, à la santé, à l’emploi et aux moyens de subsistance. L’UE a été à l’avant-garde de la réponse internationale aux crises majeures des réfugiés, telles que celles touchant les Syriens, les Vénézuéliens et leurs communautés d’accueil.

À l’occasion de cette Journée mondiale des réfugiés, nous annonçons une nouvelle initiative, le mécanisme de subvention «Vivre dignement», qui vise à trouver de nouvelles formes de collaboration entre les acteurs humanitaires, les acteurs du développement et les acteurs de la paix afin de faire face aux situations les plus difficiles de déplacements forcés dans le monde. Le financement d’amorçage s’élève à 24 millions d’euros et la première tranche de 12 millions d’euros concernera plus particulièrement des régions situées en Asie, en Amérique latine et en Afrique subsaharienne.

L’UE et ses États membres sont déterminés à mettre pleinement en œuvre la convention de Genève. La législation de l’UE garantit le droit fondamental à l’asile, et les personnes contraintes de fuir leur foyer continueront d’être les bienvenues en Europe. Nous soutenons leur inclusion dans nos sociétés grâce aux fonds européens, notamment pour améliorer l’accès des réfugiés aux soins de santé et la formation des professionnels de la santé afin de réduire les entraves en la matière. Cette approche se reflète dans le nouveau pacte sur la migration et l’asile, qui reconnaît à la fois la nécessité de soutenir l’intégration des réfugiés dans leurs sociétés d’accueil en Europe et les avantages que les populations réfugiées apportent à nos communautés. La carte bleue européenne, qui a fait récemment l’objet d’une révision, offrira davantage de possibilités aux réfugiés cherchant à travailler et à se déplacer au sein de l’UE.

L’existence de voies légales d’accès est essentielle pour faire en sorte que les personnes qui cherchent à obtenir la sécurité puissent le faire sans effets dommageables. Nos nouveaux partenariats destinés à attirer les talents permettront de mieux faire correspondre les compétences des travailleurs de pays tiers aux besoins du marché du travail au sein de l’UE. L’Union demande à présent aussi aux États membres des engagements supplémentaires afin d’augmenter le nombre de réfugiés réinstallés en Europe cet automne après que les restrictions de déplacement liées à la pandémie ont gravement perturbé les efforts de réinstallation en 2020.

Tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Union, nous continuerons d’accorder une attention particulière aux enfants vivant dans des situations de fragilité et de vulnérabilité. Il est essentiel de surmonter les entraves à l’accès à l’éducation et aux activités sociales, y compris le sport, pour empêcher la pandémie de causer des dommages durables à la génération à venir.

La pandémie de COVID-19 a prouvé à quel point notre monde est interdépendant. Notre humanité est fonction, en dernier ressort, du soutien que nous apportons aux personnes les plus vulnérables.

En cette Journée mondiale des réfugiés, notre message est clair: l’UE est déterminée à mettre un terme à la pandémie dans tous les pays du monde et à ne laisser personne de côté »