La Politique Agricole Commune dans l’Aude

De 2015 à 2021, 470 millions d’€ ont été attribués sur le département de l’Aude au titre du 1er pilier de la PAC.

 

La politique agricole commune (PAC) s’articule autour de deux piliers.

Le 1er pilier de la PAC mobilise l’ensemble des aides dont le financement est exclusivement communautaire.

On distingue :

1) les aides directes versées aux producteurs

  • aides découplées (indépendantes de la production), calculées à la surface, sous forme de droits à paiement de base (DPB), auxquels s’ajoutent un « paiement vert» (lié à des pratiques bénéfiques pour l’environnement) et un paiement redistributif (paiements additionnels sur les 52 premiers hectares de l’exploitation, favorables aux plus petites exploitations…). En Occitanie, les principaux secteurs bénéficiaires des aides découplées sont les grandes cultures et l’élevage.
  • aides couplées (liées aux productions) qui soutiennent spécifiquement certaines productions fragiles telles que l’aide aux bovins allaitants (ABA), l’aide aux bovins laitiers (ABL), les aides ovines (AO) ou caprines (AC), l’aide au blé dur, l’aide aux protéagineux, etc.

2) les aides versées dans le cadre des organisations communes de marchés (OCM) qui visent à favoriser les investissements structurant pour les filières , et dont les principaux bénéficiaires sont la « viticulture » et la filière « fruits et légumes ».

Le 2nd pilier de la PAC regroupe les aides au développement rural cofinancées par des fonds à la fois communautaires et nationaux.

Elles sont mises en œuvre principalement au niveau régional dans le cadre des programmes de développement rural régionaux (PDRR).

Une grande partie de ces aides concerne :

1) le financement de mesures surfaciques (aides surfaces = ICHN, CAB-MAB, MAEC) sous forme de soutien aux exploitants agricoles qui exploitent leurs surfaces selon des cahiers des charges agroenvironnementaux particuliers ou parce qu’elles sont situées dans des zones à contraintes naturelles ou spécifiques ;

2) la prise en charge partielle des cotisations d’assurance multirisques climatiques ;

3) l’accompagnement de projets au bénéfice des exploitations agricoles (installation agricole, transfert de connaissances, investissements physiques…) pour en améliorer la compétitivité et les performances environnementales ou énergétiques.