Programme

Droits, égalité et citoyenneté

Date de Publication

08/03/2018

Date limite

13/11/2018

Action

Appel à propositions en matière de prévention des violences sexistes et des violences envers les enfants, et lutte contre de telles violences. Base juridique : Articles 4 et 5 du règlement (UE) nº1381/2013 Objectif spécifique: Daphné prévenir et combattre toutes les formes de violence envers les enfants, les jeunes et les femmes ainsi que la violence envers les autres groupes à risque, notamment les groupes exposés au risque de violences exercées par des proches, et protéger les victimes de cette violence

Objectif

Cet appel à propositions « Prévenir et combattre la violence sexiste et la violence contre les enfants » s’inscrit dans le cadre du programme 2014_2020_fiche_pratique_Droits_Egalite_Citoyennete_20180726 2014-2020.

Priorités 2018

1. Prévention des violences sexistes:l’accent, au titre de cette priorité, est placé sur la prévention primaire, en particulier sur la modification des normes et comportements sociaux, pour que ne soit plus tolérée aucune forme de violence sexiste
Sont notamment incluses des activités pratiques et concrètes de sensibilisation, d’éducation et de formation destinées à combattre les préjugés et les stéréotypes et normes sexistes qui encouragent, excusent ou minimisent la violence, ainsi qu’à doter les hommes et les femmes des outils nécessaires pour dénoncer la violence et s’y opposer grâce à des programmes visant à renforcer les moyens d’agir et à encourager les témoins à intervenir.
Toutes les formes de violences sexistes peuvent être abordées dans le cadre de cette priorité, y compris les for
mes spécifiques telles que les pratiques préjudiciables. Les propositions doivent désigner les normes et comportements sociaux qu’elles visent et expliquer comment leurs activités destinées à encourager ou décourager ces attitudes et comportements contribueront directement à la prévention des violences sexistes.
(Montant indicatif: 2 900 000 EUR)
2. Protection et soutien aux victimes et aux témoins de violences domestiques, notamment en s’attaquant au problème du grand nombre de cas non signalés et en encourageant la coopération pluridisciplinaire et le renforcement des capacités chez les professionnels concernés. Il s’agit en particulier de renforcer les réactions à la violence domestique articulées autour des enfants et/ou spécifiques à chaque sexe (y compris pour les enfants
victimes/témoins d’actes de violence domestique), au travers d’un renforcement des capacités ainsi que d’une coopération et d’une coordination pluridisciplinaires accrues entre les acteurs concernés, tels que les professionnels de la protection de l’enfance et des services répressifs.
Cet appel vise à contribuer à la mise en œuvre:
– des dispositions de la convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (convention d’Istanbul), et en particulier de ses chapitres IV et V consacrés aux mesures de protection et de soutien (y compris les dispositions sur les enfants victimes/témoins);
– de la directive 2012/29/UE établissant des normes minimales concernant les droits, le soutien et la protection des victimes de la criminalité.
(Montant indicatif: 2 900 000 EUR)
3. Coordination et/ou adaptation des services d’aide aux victimes de violences sexuelles et sexistes afin d’inclure les réfugiés et les migrants (enfants, femmes, personnes LGBTI, jeunes hommes et garçons), en particulier afin de faire en sorte qu’ils récupèrent de tels traumatismes. L’objectif n’est pas de créer de nouveaux services ou des services parallèles, mais de les adapter de manière inclusive. Cet appel ne financera pas des frais de fonctionnement ou de gestion, mais a pour but de renforcer les capacités et d’adapter les cadres de manière à y inclure les migrants, par exemple là où il est nécessaire de faire intervenir de nouvelles installations et structures ou là où l’implication de médiateurs culturels pourrait aider.
(Montant indicatif: 2 400 000 EUR)
4. Prévention des cyberviolences sexuelles et sexistes sur l’internet et réaction à ces formes de violence , tels que la vengeance porno, l’extorsion à l’aide d’images sexuelles («sextorsion»), le harcèlement et les brimades à caractère sexuel ou sexiste en ligne, la manipulation psychologique, etc. Cette priorité suppose le renforcement des capacités des professionnels concernés, la sensibilisation du grand public, des actions visant à informer les victimes (potentielles) de leurs droits et à leur donner les moyens de les faire valoir, ainsi que la lutte contre les préjugés et les stéréotypes et normes sexistes qui encouragent ou excusent la violence.
(Montant indicatif: 2 400 000 EUR)
5. Promotion de l’intégration des politiques de protection des enfants dans différents contextes et secteurs , tels que les clubs et organisations sportifs, les activités extrascolaires et/ou les clubs/organisations de loisirs /divertissement pour enfants (y compris les clubs/organisations de nature confessionnelle ou religieuse, les scouts et les guides et les écoles privées), à la fois pour protéger les enfants et pour procurer au personnel la formation et les orientations nécessaires. Parmi les activités couvertes figurent notamment l’adoption et la formalisation de politiques, de protocoles et de cadres appropriés pour la protection des enfants, le renforcement des capacités des professionnels en matière de protection des enfants et la sensibilisation aux normes existantes, dans le droit fil des normes exposées dans les orientations intitulées «Child Safeguarding Standards and how to implement them» de la coalition Keeping Children Safe. Elles peuvent également comprendre l’application pratique des normes de Keeping Children Safe dans des contextes spécifiques.
(Montant indicatif: 2 700 000 EUR)
Activités soutenues
2014_2020_fiche_pratique_Droits_Egalite_Citoyennete_20180726Les activités liées au projet peuvent inclure:
– l’apprentissage mutuel, l’échange de bonnes pratiques, la coopération, l’élaboration et la mise en œuvre de protocoles, le développement de méthodes de travail qui pourraient être transposables dans d’autres régions ou pays;
– le renforcement des capacités et la formation des professionnels;
– des activités de sensibilisation et d’éducation;
– l’autonomisation des communautés de réfugiés/migrants et la prise de mesures pour les inclure dans les services d’aide.
Même si les activités de recherche ne sont pas exclues, les projets doivent être axés sur la pratique et inclure plusieurs éléments différents formant un ensemble cohérent.
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Une autorité publique par pays participant doit être étroitement associée aux projets, en qualité de demandeur ou partenaire, ou en tant que pourvoyeur d’une aide substantielle.

Documentation

Lien vers appel à propositions : iciFiche pratique programme "Droits, égalité, citoyenneté" : ici